Questions et réponses

 

Question: La guerre contre la drogue est perdue : pourquoi alors ne pas la légaliser?

Réponse: Qui a dit qu'il fallait la gagner? Vouloir a tout prix gagner la guerre contre les promoteurs de la drogue équivaut, pour employer une expression bien connue, à un gouffre économique qui rendra le remède pire que la maladie. En effet, chercher à gagner la "guerre" contre les drogues reviendrait à créer un état policier et totalitaire. Ici, il ne s'agit donc pas de gagner la guerre, mais bien de limiter les dégâts et surtout d'y survivre. Et le meilleur moyen préventif est une saine éducation qui ne cache aucun fait! Par conséquent, le fait de ne pas avoir "gagné" totalement la "guerre" contre la drogue n'est pas en soit une défaite. Cette idée que les victoires doivent toujours être totales est une dangereuse utopie!

En réalité, le but de la répression contre la drogue et ses sbires est de bloquer une "pandémie" de ce fléau. Le principe d'appliquer une certaine répression face au fléau de la drogue est d'éviter que tous soient tentés d'essayer ces produits toxiques qui ont le potentiel de provoquer, à l'échelle du pays, une catastrophe sociosanitaire de grande envergure.

Pour comprendre que la légalisation ou l'étatisation de la drogue est un sociocide, il faut absolument intégrer la découverte de Stanley Miller qui prouve qu'entre 85 et 95 % de la population suit les recommandations des autorités en matière de santé pour les produits toxiques. Advenant une légalisation du cannabis par l'État, la quantité de jeunes et moins jeunes qui tenteront l'expérience de la drogue montera en flèche; causant par le fait même une prolifération des cas de dépression, de psychoses et autres maladies mentales trop souvent invalidantes, voire mortelles.

 

Question: La Hollande (Pays Bas) a légalisé le cannabis... pourquoi ne devrions-nous pas les imiter?

Réponse: Cela est faux. Le Pays bas (Hollande) n'a pas légalisé le cannabis. La vente et la possession sont toujours interdites dans ce pays. En fait, dans ce pays, seule la ville d'Amsterdam est sous le coup d'une étatisation, et fortement contrôlée de surcroît (voir le site de Wikipédia plus bas). Cela est manifestement un leurre destiné à rendre plus acceptable le cannabis dans les autres pays. Or, des dizaines de médecins et d'intervenants hollandais en sociologie ont, depuis plus de 5 ans, changé d'idée et demandent de revenir en arrière et de ne plus tolérer l'étatisation ou la légalisation de la marijuana en raison des problèmes de psychoses toxiques que cela entraîne dans ce pays et chez des touristes étrangers. (Lire la page d'accueil "Les drogues", du présent site.) http://fr.wikipedia.org/wiki/Coffee_shop_(Pays-Bas)

 

Question: Des économistes affirment que l'État pourrait éliminer ses déficits avec la légalisation de la drogue, pourquoi ne pas légaliser les drogues "douces"?

Réponse: Primo; ces quelques "économistes" (par exemple, ils sont 7 aux USA) ne font que calculer les entrées d'argent advenant l'étatisation des drogues que l'on qualifies à tort de "douces". Ils omettent les coûts reliés aux onéreux traitements à vie des maladies physiques et mentales que provoque la consommation de toute drogue. Ils omettent aussi les coûts sociaux et les pertes de productivité qui sont astronomiques. Ils oublient les échecs scolaires et le décrochage (qui ont explosé au Colorado et que les associations de professeurs dénoncent à tue tête mais que les médias occultent). Ils oublient les nombreux cas d'accidents de la route ou accidents du travail. Ils oublient les impacts dévastateurs sur les enfants dont les parents consomment. Secundo; ces déclarations d'économistes, trop souvent cités par nos médias, datent de plusieurs années et proviennent presque toutes des États-Unis, pays où le système de santé est encore fortement privatisé. Tertio; les chiffres annoncés par ces économistes, que l'on peut qualifier de poudres aux yeux, peuvent paraître impressionnants pour le profane, mais dans la réalité ils représentent une goutte d'eau dans l'océan des déficits des Nations. Par exemple, deux économistes de Harvard (2008) ont affirmé que la légalisation du cannabis rapporterait de 10 à 14 milliards de dollars par an pour les USA. Si l'on regarde l'ampleur du déficit américain qui, depuis 4 ans, dépasse les 1000 milliards de dollars annuellement, ainsi que l'ampleur de la dette accumulée (dix huit mille milliards de dollars, sans compter les déficits du Securicare et du Medicare qui font monter la catastrophe à plus de 170 000 milliards de dollars) on comprends mieux comment les partisans de l'étatisation ou de la légalisation des drogues sont des faussaires. De la même manière, les médias et autre intervenants qui transmettent ces chiffres, sans présenter la totalité des faits, participent à corrompre des mineurs, donc de la jeunesse.

Certains affirment que les coûts engendrés par la criminalisation du cannabis sont un gouffre financier et un poids inutile pour le système de justice. Dans ce cas, pourquoi ne pas décriminaliser l'alcool au volant qui encore plus, engorge le système judiciaire et est très lucratif pour les avocats en plus de donner des dossiers criminels à des gens (ceux qui n'ont pas causé de lésions ou de décès) qui ne sont, à mon avis, pas plus coupables que ceux qui consomment des drogues!? En effet, nous devons prendre conscience que nous avons collectivement accepté par procuration de donner des dossiers criminels à des gens n’ayant causé aucun tort réels à la société. On a même poussé l'ignominie à donner un dossier criminel à une personne ivre qui dormirait dans sa voiture avec ses clefs sans rouler avec celle-ci. À mon avis, seules les personnes qui blessent ou tuent devraient recevoir un dossier criminel. En donnant un dossier criminel à des gens n'ayant fait aucun mal réel, on rend les peuples plus aptes à accepter des condamnations par anticipation (Voir le film tendancieux : Rapport minoritaire). Un équivalent du principe pervers de la guerre préventive que tant de gens ont décrié il n'y a pas si longtemps. Pour punir les fautifs (qui n'ont pas causé de torts réels) on pourrait obtenir les mêmes résultats par des moyens dissuasifs beaucoup plus efficaces pour ces conducteurs sous l’effet de l’alcool. Et ici je ne dis pas qu’il faille nécessairement décriminaliser l’alcool au volant, je dis simplement que le prétexte des « tribunaux engorgés » par les promoteurs de la drogue est hypocrite voire vicieux.

Pour en revenir à l’argument économique, vous avez pu constater que ce raisonnement financier ne tient pas la route, et c'est une raison supplémentaire pour ne pas tomber dans le panneau des pro-légalisation. Je l'affirme sans équivoque, et des milliers de médecins le font aussi, toutes drogues (autre que le tabac naturel) a un potentiel psychotoxique pouvant dégénérer en maladie mentale chronique. Actuellement, il est impossible de prévoir sur qui cette "loterie" morbide tombera.

Il existe des solutions à l'engorgement du système judiciaire, et maints hauts fonctionnaires et politiciens les connaissent, mais en raison de certaines chasses gardées et d'une bureaucratie tentaculaire, on les occulte. Il serait simple de ne plus emprisonner les coupables de consommations et de leur mettre des restrictions plus sévères (travaux communautaires et /ou amendes au prorata du salaire comme en Finlande). De plus, les peines ou les contraintes pour les vendeurs devraient augmenter et particulièrement lorsqu'un mineur est victime! Mais, en tant qu'ex-enseignant, les deux plus grands facteurs de la prolifération des consommateurs de drogue chez les jeunes que j'ai observés est le manque de prévention efficace et coordonnée auprès des ceux-ci et de certains adultes qui semblent vouloir à tout prix masquer certains faits. Ajoutons à cette panoplie, les conflits causés principalement par l'industrie du divorce qui rendent les enfants vulnérables et dépendants affectifs.

 

Question: L'étatisation des drogues "douces" permettrait-il de désengorger le système judiciaire et les prisons?

Réponse: Non, au contraire, à long terme du moins. Le calcul est le même que pour l'argument économique cité à la question précédente. Par exemple, dans le Journal de Québec (mardi 16 avril 2013 en page 20) on affirme que "200 accusations de consommation et de possession sont tombées avec la légalisation au Colorado". Or, le nombre de jeune qui développeront des maladies mentales en lien avec la consommation de cannabis sera en hausse permanente, au point où environ 19% des consommateurs vont développer, un jour ou l'autre, une ou des maladies mentales (généralement dans les 10 ans) suivant le début de leur habitude de consommation. Environ 1 personne sur 100 peut développer une psychose toxique quasi instantanée.

Or, les statistiques le prouvent, les personnes déstabilisées se retrouvent toujours marginalisées. Cette marginalisation atteint tous les niveaux de la vie de la victime qui consomme : en passant par la déstructuration de la famille, la perte d'emplois et l'égoïsme chronique qui à la longue érode toute relation sociale. Par corrélation, les mêmes statistiques ont prouvé que la marginalisation conduit à la délinquance, au crime et même à la prostitution. D'où l'engorgement permanent du système judiciaire qui s'en suivra. Un engorgement amplifié, par effet domino, qui entraînera les politiciens dans une spirale de décriminalisation d'autres crimes comme l'euthanasie humaine (pour simple dépression, comme c'est le cas actuellement en Belgique), la prostitution (souvent reliée à la consommation de drogue), les crimes économiques et même sexuels. Bref, nous sommes à fabriquer de nouveaux problèmes à partir d'un problème lui aussi entièrement fabriqué! De plus, en raison de la découverte de Stanley Milgram, il est évident que la prolifération des consommateurs, suite à l'étatisation du cannabis, mènera à une explosion de leur nombre. Et comme la consommation des drogues "douces" (scientifiquement, les drogues douces n'existent pas) mène trop souvent à la consommation de drogues plus fortes (et principalement les drogues de synthèse), cela amplifiera encore plus les problèmes sociosanitaires... une sorte de réaction en chaîne chaotique fabriquée.

 

Question : Mais la science a prouvé que la marijuana était thérapeutique!

Réponse : faux et vrai. La science a prouvé que le THC présent dans la marijuana est un neurotoxique puissant. Ce fait est indéniable. Les éléments de preuves actuels montrent sans ambigüité que l’inhalation de la fumée de marijuana est fortement contre indiquée pour les adultes et est dévastatrice pour les jeunes de moins de 35 ans. Même si quelques personnes (certains malades chroniques) disent ressentir des effets positifs, ces personnes dans 100% des cas ne tiennent pas compte des avertissements en lien avec les psychoses toxiques et autres maladies mentales. De plus, en raison de l'effet d'apathie que cause cette drogue, les gens qui consomment régulièrement deviennent incapables de bien évaluer leur état. Nous pourrions aussi parler de l'effet placebo qui est bien démontré. Bref, il n’y a pas de suivi épidémiologique sérieux actuellement. Par contre, certaines recherches montrent que c'est un des cannabinoïdes qui a un effet thérapeutique. Or, une hypothèse de recherche très crédible affirme que ce cannabinoïde spécifique doit passer par les 200 millions de neurones que nous avons dans l’estomac plutôt que directement au cerveau par les muqueuses olfactives. Autrement dit, nous retrouvons une autre confirmation que la marijuana inhalée sous forme de fumée est plus toxique, alors que la consommation de petites quantités de chanvre par digestion serait bénéfique pour certaines personnes atteintes de maladie chroniques ou suivant des traitements de chimiothérapie (chanvre : http://fr.wikipedia.org/wiki/Chanvre ). J’ignore cependant si ces recherches sommaires tiennent compte de la contre-indication absolue qui existe actuellement pour tous les types de porphyrie. D’autres recherches plus approfondies devront être effectuées afin de clarifier le tout.

 

Question: En ne légalisant pas, c'est la mafia et les criminels de la drogue qui empochent des sommes faramineuses. Pour cette raison, ne devrions-nous pas légaliser et étatiser certaines drogues et ainsi couper l'herbe sous les pieds des trafiquants?

Réponse: Catégoriquement non! La raison principale est en lien avec la toxicité des drogues. L'État ne peut permettre de légaliser des produits toxiques pour la consommation humaine ou animale. Et si on suit la logique de l'argument des pro-légalisation, alors celle-ci devra s'étendre à toutes les drogues. Ce qui est autant un non-sens que de légaliser le cannabis qui, il faut le crier, n'est plus considéré par la médecine comme une drogue "douce". Le cannabis (THC) est une drogue extrêmement dangereuse. Un état qui chercherait à se soustraire à son obligation de protéger ses citoyens contre des produits toxiques se placerait, à moyen et à long terme, dans une situation intenable autant au point de vue juridique que social. De plus, si l'État se mets à vendre la marijuana, les contraintes de limitation des taux de THC, feront que les trafiquants n'auront qu'à vendre des produits dont le taux de THC sera plus élevé que celui des produits vendus par l'État. De plus, les productions étatiques seront fortement réglementées (serres coûteuses, vérification multiples : contamination, taux de THC, goudron, emballage, analyses chimiques régulières, etc.) Sans compter que les lieux de production devront être protégés par des gardes. Tout cela fera que le prix de la mari étatique coûtera probablement plus cher que celle offerte par les vendeurs de drogue. 

 

Question subséquente: Mais la cigarette et l'alcool qui sont légaux ne sont-ils pas des produits toxiques pour la santé?

Réponse: L'état, qui ne veut pas sombrer dans le despotisme, ne peut légaliser de substances toxiques. Dans le cas de la cigarette, il faut se souvenir qu'elle était légale avant que l'état ne connaisse son degré de toxicité physique qui, il faut le rappeler, a été volontairement masqué par l'industrie du tabac (procès en Floride). Ce qui n'est pas le cas des autres drogues dont la toxicité est, nous le savons aujourd'hui, extrême. Si l'état avait connu à l'avance les coûts en santé engendrés par la consommation de cigarette (des centaines de milliards de dollars pour le Canada depuis plus de 100 ans), celle-ci n'aurait jamais été légale. Certains poussent l'argumentation à l'alcool. C'est une erreur de mettre l'alcool dans le même panier que les drogues. Les boissons à l'alcool peuvent être considérées comme un "aliment" qui, consommé en très faible quantité, produit même des effets bénéfiques pour la santé. Les études à ce sujet pullulent (l'alcool issu de la fermentation* et particulièrement le vin rouge). De plus, il faut savoir que certains fruits très mûrs contiennent de l'alcool de manière naturelle (amarula, banane etc). Ainsi, la consommation de fruit ou de certaines céréales entraîne, en faible quantité, la production d'alcool de manière naturelle dans notre estomac. Bref, il faut éviter de tomber dans le sophisme de comparer l'alcool avec la drogue!

* Ce sont les alcools distillés qui sont la source des plus grands problèmes de consommation d'alcool. Par exemple, l'écrasante majorité des gens qui tombent en cirrhose ou pire encore en delirium tremens le sont par les alcools distillés qui, au contraire des alcools fermentés, ne sont pas naturels. De plus, des statistiques montrent que la plupart des cancers du pancréas ont une prépondérance chez les consommateurs d’alcools distillés. Mais peu importe ces différences, l'abus d'alcool est toxique. Si l'on a pu dire avec justesse que "la modération d'alcool a bien meilleur goût", on peut aussi affirmer sans l'ombre d'un seul doute que la consommation, même infime, de toute drogue est extrêmement dangereuse.