Le cannabis : première drogue associée aux psychoses

L'augmentation spectaculaire du nombre de psychose toxique associé à la consommation de cannabis (marijuana) survient depuis que la plupart des médias et Justin Trudeau ont choisit de banaliser cette drogue. Nous avons ici une nouvelle confirmation des découvertes de Stanley Milgram qui a prouvé que la majorité de la population suivait les conseils des autorités et cela même si ces conseils vont contre la morale des peuples.

On a pu voir lors des expériences de Milgram des gens pacifique et doux, provoquer des tortures sur leur semblables. Ces expériences étaient réalisées avec des comédiens, mais les volontaires étudiés ne le savaient pas.

Curieusement, la consommation d'antipsychotrope par les jeunes a augmenté d'une manière inquiétante depuis la promotion du cannabis par certains politiciens http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201704/29/01-5093207-etude-le-pot-legal-plus-tentant-pour-les-ados.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_meme_auteur_5093553_article_POS4

L'étude précédente sur Internet le démontre bien. Mais par dessus tout, ce qu'il faut savoir à propos de la psychose toxique, c'est qu'on ne s'en sort pas. Même si la médication réussit (ce qui n'est pas toujours le cas) a contrôler votre état, vous resterez toute votre vie fragile. Cet état va vous affecter pour le reste de vos jours. Les gens qui ont vécu ou vivent des épisodes psychotiques ont des emplois plus précaires, moins rémunérés et des relations sociales moins stables et constructives. 

Voir le lien :

http://www.dependancemontreal.ca/actualites/le-cannabis-premiere-drogue-associee-aux-psychoses

 

 Le cannabis, première drogue associée aux psychoses

8 février 2014 | Isabelle Paré | Actualités en société

Point besoin de sombrer dans les drogues de synthèse ou les drogues dures pour précipiter un épisode psychotique ou des troubles mentaux chez une personne apparemment saine d’esprit. En fait, la majorité des cas de psychoses et de troubles mentaux associés à la consommation de drogue est liée au cannabis.

Tel est le portrait tracé par les spécialistes contactés par Le Devoir, dans la foulée de l’enquête publique annoncée par le coroner en chef sur le décès d’Alain Magloire, un itinérant en crise, abattu par les policiers le 6 février dernier. La vie de cet ex-chercheur en biochimie aurait basculé tard dans la vingtaine, après la consommation de drogue dans un rave.

Si aucun des experts contactés n’affirme d’emblée que la drogue peut déclencher à elle seule la maladie mentale, tous soutiennent que celle-ci offre un terreau fertile à l’apparition de troubles mentaux importants chez des individus présentant une vulnérabilité génétique.


Le cannabis associé à la psychose


« Des études longitudinales ont prouvé que la consommation de cannabis augmente le risque de schizophrénie et de psychose. Dans ces cas, le lien est lien démontré. Un jeune qui consomme de façon récréative peut développer un trouble s’il a une vulnérabilité, une prédisposition », insiste la Dre Patricia Garel, psychiatre à l’unité interne des jeunes adolescents au CHU Sainte-Justine.

Cette spécialiste s’inquiète d’ailleurs du nombre accru de jeunes reçus à l’urgence pour psychoses liées à la consommation de drogue. Et surtout, de la diminution de l’âge de ces patients.


« C’est inquiétant, car plus la consommation commence tôt, plus le risque de psychose est augmenté, et la gravité de la maladie accrue », ajoute cette médecin.

Mêmes échos au Centre hospitalier de l’Université de Montréal, où la psychiatre Amal Abdel-Baki, chef du programme des jeunes adolescents psychotiques au CHUM, traite chaque année 250 patients affectés de troubles mentaux divers. De ce nombre, le quart consomme de la marijuana.


« Ce que l’on voit le plus chez les jeunes, ce sont des psychoses induites par le cannabis, à cause de la grande prévalence de la consommation de cannabis. Les psychostimulants sont plus dommageables, mais moins utilisés », affirme cette clinicienne.

La Dre Abdel-Baki déplore la croyance populaire voulant que seules les drogues dures puissent endommager le cerveau. « Le cannabis est banalisé parce que les parents en ont eux-mêmes consommé. Cette banalisation augmente le risque de déclencher des psychoses tôt dans la vie. La légalisation, ça nous inquiète », avoue la Dre Abdel-Baki, qui observe des cas de consommation dès l’école primaire.

La majorité des psychoses et des troubles mentaux se développent entre 25 et 35 ans chez les femmes, et entre 15 et 25 ans chez les hommes. Mais de 15 à 20 % surviennent à l’âge adulte. Dans la population, l’incidence de la psychose est assez faible, de 1 à 3 %.

Départager la part jouée par les drogues dans l’apparition de troubles mentaux est très complexe, compte tenu de la constellation de facteurs qui entrent en jeu dans le déclenchement de ces maladies. Les facteurs génétiques et ceux liés à divers stresseurs sociaux majeurs — dont la drogue — s’entremêlent.


« Plusieurs maladies mentales sont exacerbées par la consommation de drogue, dont les troubles de la personnalité, les troubles anxieux et la dépression, pas seulement la psychose », ajoute le Dr François Noël, psychiatre en chef de la clinique Cormier-Lafontaine.


« Les drogues sont des stresseurs majeurs. On peut les comparer aux stresseurs sociaux, comme les guerres, qui ne rendent pas tout le monde malade, mais qui peuvent entraîner des syndromes de stress post-traumatiques graves chez plusieurs personnes », compare la Dre Abdel-Baki.

 

 The Lancet vient de publier une étude sur les dangers du cannabis (THC) :

http://www.thelancet.com/journals/lanpsy/article/PIIS2215-0366(14)00117-5/fulltext

 

Le pot déclencheur de schizophrénie chez les ados...

Source : http://quebec.huffingtonpost.ca/2015/02/22/le-pot-declencheur-de-schizophrenie-chez-les-ados_n_6730604.html?ncid=engmodushpmg00000003

 

Autres sites :

http://canadiensensante.gc.ca/healthy-living-vie-saine/substance-abuse-toxicomanie/controlled-drugs-substances-controlees/marijuana/effects-effets-fra.php

 

Page originale ci-dessous :

 

Actualités/
readaptation-interne

Nouvelles

 

Depuis le décès d’Alain Magloire, cet itinérant en crise abattu par des policiers le 6 février dernier, l’impact de la consommation de drogues comme le cannabis dans l’apparition de psychose est questionné. Le Dr François Noël, psychiatre en chef de la clinique Cormier-Lafontaine, offre son expertise dans cet article publié par Le Devoir.

 

Le cannabis, première drogue associée aux psychoses

8 février 2014 | Isabelle Paré | Actualités en société

Point besoin de sombrer dans les drogues de synthèse ou les drogues dures pour précipiter un épisode psychotique ou des troubles mentaux chez une personne apparemment saine d’esprit. En fait, la majorité des cas de psychoses et de troubles mentaux associés à la consommation de drogue est liée au cannabis.

Tel est le portrait tracé par les spécialistes contactés par Le Devoir, dans la foulée de l’enquête publique annoncée par le coroner en chef sur le décès d’Alain Magloire, un itinérant en crise, abattu par les policiers le 6 février dernier. La vie de cet ex-chercheur en biochimie aurait basculé tard dans la vingtaine, après la consommation de drogue dans un rave.

Si aucun des experts contactés n’affirme d’emblée que la drogue peut déclencher à elle seule la maladie mentale, tous soutiennent que celle-ci offre un terreau fertile à l’apparition de troubles mentaux importants chez des individus présentant une vulnérabilité génétique.


Le cannabis associé à la psychose


« Des études longitudinales ont prouvé que la consommation de cannabis augmente le risque de schizophrénie et de psychose. Dans ces cas, le lien est lien démontré. Un jeune qui consomme de façon récréative peut développer un trouble s’il a une vulnérabilité, une prédisposition », insiste la Dre Patricia Garel, psychiatre à l’unité interne des jeunes adolescents au CHU Sainte-Justine.

Cette spécialiste s’inquiète d’ailleurs du nombre accru de jeunes reçus à l’urgence pour psychoses liées à la consommation de drogue. Et surtout, de la diminution de l’âge de ces patients.


« C’est inquiétant, car plus la consommation commence tôt, plus le risque de psychose est augmenté, et la gravité de la maladie accrue », ajoute cette médecin.

Mêmes échos au Centre hospitalier de l’Université de Montréal, où la psychiatre Amal Abdel-Baki, chef du programme des jeunes adolescents psychotiques au CHUM, traite chaque année 250 patients affectés de troubles mentaux divers. De ce nombre, le quart consomme de la marijuana.


« Ce que l’on voit le plus chez les jeunes, ce sont des psychoses induites par le cannabis, à cause de la grande prévalence de la consommation de cannabis. Les psychostimulants sont plus dommageables, mais moins utilisés », affirme cette clinicienne.

La Dre Abdel-Baki déplore la croyance populaire voulant que seules les drogues dures puissent endommager le cerveau. « Le cannabis est banalisé parce que les parents en ont eux-mêmes consommé. Cette banalisation augmente le risque de déclencher des psychoses tôt dans la vie. La légalisation, ça nous inquiète », avoue la Dre Abdel-Baki, qui observe des cas de consommation dès l’école primaire.

La majorité des psychoses et des troubles mentaux se développent entre 25 et 35 ans chez les femmes, et entre 15 et 25 ans chez les hommes. Mais de 15 à 20 % surviennent à l’âge adulte. Dans la population, l’incidence de la psychose est assez faible, de 1 à 3 %.

Départager la part jouée par les drogues dans l’apparition de troubles mentaux est très complexe, compte tenu de la constellation de facteurs qui entrent en jeu dans le déclenchement de ces maladies. Les facteurs génétiques et ceux liés à divers stresseurs sociaux majeurs — dont la drogue — s’entremêlent.


« Plusieurs maladies mentales sont exacerbées par la consommation de drogue, dont les troubles de la personnalité, les troubles anxieux et la dépression, pas seulement la psychose », ajoute le Dr François Noël, psychiatre en chef de la clinique Cormier-Lafontaine.


« Les drogues sont des stresseurs majeurs. On peut les comparer aux stresseurs sociaux, comme les guerres, qui ne rendent pas tout le monde malade, mais qui peuvent entraîner des syndromes de stress post-traumatiques graves chez plusieurs personnes », compare la Dre Abdel-Baki.